Je me suis donc informé du mieux que j'ai pu et, donc constaté, que j'étais le seul maître à bord pour lutter contre cette maladie indolore mais si présente. J'ai donc résolu de ne jamais avoir besoin de dialyse. Cette méthode d'épuration je dois l'avouer m'épouvanter,car elle brisait mon autonomie, je deviendrais un reclus isolé du reste du monde.
Toutes les informations recueillies avaient comme dénominateur commun un contrôle trés strict de la consommation quotidienne de nutriments incluant les sels minéraux et autres électrolytes. Cependant les quantités prescrites n'étaient pas claires. J'ai compris que l'équilibre ne serait atteint qu'aprés avoir évalué les résultats des analyses de sang.
Je fus surpris par le vide scientifique qui entoure la nutrition. J'en veux pour exemple l'impossibilité de rapporter la perte en potassium d''un légume ou d'un fruit aprés trempage prolongé dans l'eau et ébullition. Difficile donc de se fixer des objectifs quantitatifs objectifs pour établir des menus. Quant à la quantité de protéines permises, elle variait selon les auteurs. Quant aux médecins généralistes, leur expérience est assez limitée. Mon médecin de famille, docteure Pia Saint-Louis a témoigné à mon égard une compréhension trés attentive.Elle demeure trés académique. Il ne faut se fier qu'aux néphrologues.
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