vendredi 8 octobre 2010
La prise de conscience de l'insuffisance rénale
Une fois la stupéfaction calmée aprés avoir compris les conséquences de cette maladie chronique, j'ai bien entendu connu un moment de désespoir et de rage. Je me sentais injustement frappé par le sort. Le néphrologue m'avait informé qu'il n'existait pas de thérapie pharmaceutique. La seule possibilité était d'observer une diète et de suivre l'évolution grâce à des prises de sang périodiques du mal, évolution qu'on souhaiterait lente . Je fus donc confié aux soins d'une diétiticienne qui devait me guider dans le dédale des quantités d'aliments à ingérer. Parallélement, je me suis jeté avec obssesssion sur les sites web qui traitent d'insuffisance rénale et me suis équipé de livres détaillant la composition des aliments. Mon vocabulaire s'est enrichi de nouveaux vocables tel que clairance. Moi, le gastronome, le cuisinier en résidence de la famille, le bon vivant qui adorait les grandes bouffes bien arrosées, je devins vite moine austère empêtré dans les décomptes des grames de protéines et de mg de potassium. Mon esprit cartésien, ma formation de chimiste furent vite battus en brêche quand je me suis aperçu de l'infini chaos qui régnait dans ce monde merveilleux de la diète rénale.
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